Dans cet article, je vais tenter de vous décrire ma vision d’un bon ministère qui pourrait s’occuper de l’instruction de nos têtes blondes.
Mais avant tout je pense qu’il faut rétablir deux notions :

  • L’instruction : Action d’enrichir et de former l’esprit (de la jeunesse). C’est à dire tout ce que l’on apprend pour grandir et traverser la vie, donc ce qui devrait être donné à l’école (et autres collèges ou lycées).
  • L’éducation : Mise en œuvre des moyens propres à assurer la formation et le développement d’un être humain ; moyens pour y parvenir. C’est à dire tout ce qui est donné aux parents pour former leur enfant (dans notre sujet traité dans cet article), tel que la politesse, le savoir vivre, le partage et quelques autres notions.

Une fois que nous avons établi ou rétabli ces choses là, nous pouvons avancer sur le sujet. Actuellement, vous l’aurez compris, je trouve que le système éducatif ou instructionnel de notre pays est totalement pourri dans l’œuf et soumis à tellement de tiraillement, essentiellement économique, qu’il n’est plus possible d’avancer. Je ne vais pas revenir sur les points qui bloquent le système actuel ; ils sont trop nombreux et surtout, ce n’est pas cela que je veux vous dire ici. Ce que je veux vous dire, vous présenter est une idée de système plus performant et plus juste.

Vous ne vous arrêterez pas sur les chiffres que je donne, ils sont là à titre d’illustration, pour comprendre le concept, car c’est le concept qu’il faut retenir.

D’abords on va changer les équipes d’enseignants et on va le former dans des écoles à apprendre. Il y avait les IUFM avant. C’était bien, on apprenait à des gens comment il fallait faire pour apprendre à d’autres gens, en particulier des enfants. Mais en plus on va former ces gens là pour détecter des problèmes en tout genre : surdoué, sous-doué, autistes, dyslexiques, dyspracsique, etc… Donc nous allons avoir des gens correctement formés et prêt à en découdre avec la marmaille. Donc, comme j’ai dit, ce n’est pas dans cet article que l’on va parler du salaire des profs, des jours de vacances et autre choses dans ce genre.

Ensuite on va faire des classes différentes. Cela va obliger à regrouper pas mal les gens pour avoir de l’effectif, mais il va falloir faire avec. Au plus tôt on va détecter les choses décrites plus haut chez les enfants et on va ranger les gosses. Les forts avec les forts et les faibles avec les faibles.

Ouh lalalalala, j’entends tous les crétins de la Lune qui commencent à gueuler comme des veaux en disant que je suis un gros con de vouloir faire ça, que c’est rétrograde, d’un autre temps, bla, bla, bla. Bref, lisez la suite, vous allez comprendre.

Une fois que l’on a rangé les gamins, on fait des classes avec les forts, de 30, 40, 50 élèves (nombre à déterminer) avec un prof qui sait s’occuper des forts. Pourquoi autant d’élève ? Parce que s’ils sont forts ils comprennent vite, ils vont moins solliciter le profs, voire même ils vont s’expliquer les choses entre eux. Et ils pourraient même se mettre la compétition entre eux, histoire de progresser encore plus.

Et les faibles on en fait quoi ? Allez, ils servent à rien, on le jettent !!!! Mais non bande de débiles, on va s’en occuper et bien même.

On va mettre les faibles par classe de 10/12 élèves avec deux profs. Pourquoi ? Parce que s’ils sont faibles c’est qu’ils comprennent moins vite, qu’ils ont besoin de plus d’attention. Ils vont certainement redoubler des classes (et vous verrez plus bas que ce concept va être balayé). L’idée est de faire en sorte que l’enfant dispose de toute l’instruction à laquelle il a le droit. Il doit aussi avoir toute l’attention que l’état doit lui donner.

Parallèlement il faut remettre à plat le tronc commun des connaissances qu’un enfant doit avoir, doit acquérir pour affronter sa vie d’adulte. Donc les conneries du type histoire de l’art en 6° c’est bon pour la poubelle, surtout quand la moitié des élèves ne savent même pas faire la différence entre « sa » et « ça ». Donc on commence par définir plus finement et plus utilitairement l’ensemble des connaissances qu’un enfant doit avoir pour entrer dans sa vie d’adulte et on lui apprend, tout simplement, en prenant le temps qu’il faut. Cela veut dire qu’il aussi revoir le système des classes et des diplômes.

Alors on va mettre des âges, mais ils sont là a titre indicatif. Si je devais faire l’exercice dans le cadre d’un gouvernement je commencerais par allez chercher l’avis de gens plus compétents que moi sur le sujet. Donc la maternelle à partir de 3 ans pour commencer la détection des « problèmes », apprendre la vie en société et découvrir les choses.

A priori c’est vers 6/7 ans que l’on est capable de commencer à apprendre lire et à compter, donc une nouvelle école (que je ne veux pas appeler « primaire ») accueille les enfants qui vont apprendre à lire, écrire, compter, un peu d’histoire, de géographie et de science, mais rien d’approfondi pour les trois derniers points.

On pourra dire que vers 10/11 ans on peut passer à une vitesse supérieure et approfondir l’histoire, la géographie, les sciences (biologie, chimie, physique, …). L’idée est de capter l’enfant pour lui donner un savoir supplémentaire, mais pas d’en faire un érudit à toute épreuve. Il faut lui donner des bases, des choses qui vont lui servir dans la vie de tous les jours quand il sera adultes. Et là on va ajouter un professionnel mieux former qu’actuellement : un conseiller d’orientation qui travaillera directement avec le ministère du travail pour trouver des enfants qui veulent s’orienter dans des voies qui auront des déboucher au bout du compte. L’idée est de ne pas faire la connerie du gouvernement dans les années 80 avec 150 000 formation en informatique pour 40 000 postes à pourvoir !!! Arithmétique de base qui aurait permis de ne pas avoir autant de chômeur (dont moi) chez les informaticiens à cette époque.

Puis on va arriver vers 14/15 ans et là on va commencer à faire un clivage sur l’orientation et bien définir avec l’enfant ce qu’il veut faire et l’envoyer dans la direction qu’il souhaite tout en lui expliquant où sont les déboucher mais sans jamais le forcer. L’idée est de le rendre responsable, mais avec suffisamment d’arme pour affronter la vie.

Vous l’aurez compris l’idée de ce système et prendre soin de l’enfant, de l’armer pour la vie et surtout de prendre le temps qu’il faut avec les plus faibles, car il ne faut pas abandonner les gens de notre nation. Par contre on arrête le mélange des genres. Les bons avec les bons, les mauvais avec les mauvais. On va mettre les autistes avec les autistes car ils demandent une attention plus particulière. On va arrêter de vouloir a tout prix mettre des handicapés au milieux des gens « normaux » parce que cela ne marche pas, tout simplement. Pour un cas que vous trouverez qui a bien fonctionné, je vous trouverez dix cas qui ont été une fatale erreur pour l’handicapé concerné et l’entourage.

Et en fait tout cela est fait pour quoi ? Tout simplement parce que si l’on veut une nation forte, un état qui avance, il faut une enfance et une jeunesse armée pour la suite, il faut que la performance soit détectée au plus tôt et que chaque enfant devienne une adulte épanoui et pas un frustré comme on en connait tous qui a eu un problème d’orientation, un mauvais choix de filière ou autre détail de ce genre. Dans un autre article on pourra traiter de la suite, donc après 15 ans, les diplômes supérieurs, le bac et le lien avec le ministère du travail. Mais l’article est déjà assez long comme ça et je ne veux pas éparpiller les sujets.